Evasion

Joyaux du patrimoine Français

De Pouilly-sur-Loire à Paris

TEXTE : MAXIME SCHOUPPE & THOMAS MORALES / PHOTOS : GILLES LEIMDORFER

Embarquons une dernière fois à bord de notre GLC 4MATIC Coupé pour découvrir quelques joyaux du patrimoine français, entre Pouilly-sur-Loire et Paris le long de la Nationale 7. Nous découvrirons des univers très différents – vinicole, fluvial, architectural, horticole ou plus largement historique – avant de garer notre Mercedes place d’Italie, au kilomètre 0 de la N7.

Sur les traces des moines de Cluny

Nous démarrons notre périple à Pouilly-sur-Loire(1) et Sancerre(2). Ces deux localités aujourd’hui mondialement connues pour leur vin blanc auraient sans doute connu un destin bien différent si, au Moyen-Âge, elles n’avaient pas appartenu au prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire. Ce sont les moines de cette « fille de Cluny » – puissante abbaye bénédictine dont l’influence s’étendait à l’Europe entière – qui ont mis en culture les coteaux de la Loire pour produire leur vin de messe. Aujourd’hui, les vignobles de Pouilly-sur Loire produisent les vins de deux appellations d’origine contrôlée : le Pouilly-Fumé, à base de raisins sauvignon, et le Pouilly-sur-Loire, dont le cépage est le chasselas.

Les mordus d’histoire pourront visiter le Vieux Château, l’ancien Hôtel-Dieu et l’église Saint-Pierre, mais les nostalgiques de la Nationale 7 ne manqueront pas le « Relais des 200 bornes ». Le mythique hôtel, dont le nom marque l’approche finale de la capitale.

Le vin dans toute sa splendeur

Nous traversons la Loire en direction de Sancerre pour rendre visite à Benoit et Paul Fouassier. Leur domaine est l’un des plus grands de l’AOC et l’un des plus anciens. À la tête de l’entreprise depuis une quinzaine d’années, les deux cousins ont d’ailleurs renoué avec les méthodes ancestrales en cultivant tout leur domaine selon la méthode biodynamique. « Cela revient à exclure toute molécule chimique de synthèse et à travailler les sols uniquement de façon mécanique. En outre, nous pratiquons la phytothérapie », explique Benoit Fouassier. Mais les cousins ne s’arrêtent pas là : ils produisent une vingtaine de cuvées différentes, qui traduisent les caractéristiques particulières de chacune de leurs parcelles. « Environ 80 pour cent du vignoble a un terroir à base de calcaire, tandis que les parcelles restantes sont à forte teneur en silex. Comme nous vinifions les raisins de chaque parcelle de la manière la plus naturelle possible, cela peut donner lieu à de grandes variations entre des vignes parfois voisines sur le terrain. » Dernière originalité du Domaine Fouassier : il produit depuis 2012 des cuvées vinifiées en amphores.

Chef d’œuvre du génie civil

Après cette plongée dans le patrimoine vinicole, nous remontons dans notre GLC 4MATIC Coupé et empruntons l’Autoroute de l’Arbre, qui a repris la fonction de la Nationale 7 dans cette partie de la vallée de la Loire, en direction d’un joyau du patrimoine fluvial français : le pont-canal de Briare (3). Ce pont navigable en acier, dont Gustave Eiffel a construit les piles en maçonnerie, porte le canal latéral à la Loire par-dessus la Loire, ce qui permet aux péniches de relier la Seine et la Saône. Dynamité en 1940, il a été reconstruit après la Seconde Guerre mondiale et a récemment été restauré de fond en comble. Inscrit aux Monuments historiques en 1976, il attire aujourd’hui 300 000 visiteurs par an. Lorsque vous aurez arpenté les trottoirs de cet ouvrage d’art étonnant, attardez-vous encore un instant à Briare pour admirer cet autre joyau de génie civil français : le canal de Briare. Savourez le charme désuet de cette voie fluviale longue de 54 kilomètres reliant la Loire à la Seine au moyen de 38 écluses, dont une échelle de sept étages à Rogny-les-Sept-Écluses.

 

Un château chargé d’Histoire

Sur notre route, nous faisons une courte pause à Montargis pour voir l’autre bout du canal de Briare se jeter dans le canal de Loing avant de nous hâter vers Fontainebleau (4), son château et ses 130 hectares de parc et de jardins, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981. Seule demeure royale, puis impériale, à avoir été habitée sans interruption pendant sept siècles, le château a connu bien des vicissitudes depuis sa construction par les rois capétiens aux aménagements ordonnés par Napoléon III, son dernier occupant. Outre ses appartements, ses galeries et son théâtre, le château de Fontainebleau héberge quatre musées, qui s’enorgueillissent notamment de pièces maîtresses comme le lit de Marie-Antoinette et le trône de Napoléon Ier. Mais, surtout, ne partez pas sans explorer ses cours et ses jardins. Qu’il s’agisse des jardins géométriques « à la française » de la période classique ou des jardins « paysagers » irréguliers en vogue au XIXe siècle ou encore de la grotte du jardin des Pins, tous témoignent de cet esprit de conquête, de ce travail de domestication d’un territoire à l’origine marécageux, de cette lutte contre la nature hostile qui a animé tous les grands architectes paysagers français.

De l’Olympe à Chinatown-sur-Seine

Après nos derniers kilomètres, nous voilà enfin arrivés porte d’Italie. C’est à travers un quartier jadis industriel que nous nous faufilons avec notre GLC 4MATIC Coupé dans la capitale. Jadis, le cœur économique de la ville battait rive gauche, avec la proximité de la gare d’Austerlitz, véritable nœud ferroviaire, et les usines automobiles Panhard & Levassor de la porte d’Ivry, qui tournaient à plein régime jusqu’à la fin des années soixante. Dans ce XIIIe arrondissement populaire où vivaient autrefois des milliers d’artisans, de tanneurs et de meuniers, se sont invitées, vers la rue de Tolbiac, les tours modernes de la dalle des Olympiades. Construit sur l’ancienne gare de marchandises des Gobelins au début des années soixante-dix, cet ensemble architectural fut présenté par ses promoteurs comme « un Club Med urbain ». Il incarnait les rêves d’avenir de l’époque, comme la séparation des flux (piétons en haut, voitures en bas) et le brassage social et économique. Huit tours aux noms d’anciennes villes olympiques (Athènes, Helsinki, Mexico, Tokyo…) accueillaient des logements privés et sociaux. Toutefois, depuis l’arrivée du supermarché asiatique des frères Tang et l’installation de centaines de boat-people fuyant le Vietnam, la dalle est de nos jours plus connue comme « Chinatown-sur-Seine ».

Les Gobelins, référence internationale

À présent, partons à la découverte du quartier autour de la place d’Italie, où l’histoire de Paris brouille les cartes et les pistes. Entre patrimoine et septième art, l’avenue des Gobelins accueille désormais la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, dont le bâtiment a été imaginé par l’architecte Renzo Piano, qui a cependant conservé la façade sculptée par Auguste Rodin en 1869. Juste en face, la Manufacture des Gobelins continue de faire perdurer l’excellence française dans les métiers d’art. Le cinéma fait partie de l’ADN de l’arrondissement, avec la présence de la prestigieuse École de l’image des Gobelins, qui forme les meilleurs concepteurs graphiques au monde. Spécialisée dans l’image, le son, les jeux vidéo, le design, cette école d’animation est un vivier de talents. Les studios d’Hollywood s’arrachent les étudiants dès la sortie de leur formation. Certains anciens élèves ont été nominés aux Oscars, comme Pierre Coffin, coréalisateur de la saga Moi, moche et méchant et Les Minions, ou Bibo Bergeron, nominé aux Césars de 2012 pour Un monstre à Paris.

Du Boulevard Arago à la rue Mouffetard

Nous découvrons également la Cité fleurie du boulevard Arago. Avec ses chalets blancs à pans de bois et ses cours-jardins tout de verdure, cet ensemble d’ateliers d’artistes des années 1878-1888 offre une bouffée bucolique à ciel ouvert. Gauguin et Modigliani y ont habité et la cité demeure réservée aux artistes. Il y a cinquante ans, elle failli être détruite dans une opération immobilière, mais elle fut sauvée grâce à la mobilisation des riverains. Aujourd’hui, ses façades et toitures sont des monuments historiques protégés. Dans le prolongement de ce XIIIe arrondissement, nous trouvons la rue Mouffetard et ses métiers de bouche. « La Mouffe », comme on l’appelle familièrement, est l’une des plus vieilles rues de Paris (5) et elle n’a rien perdu de son charme d’antan : on se croirait dans une photographie de Robert Doisneau ou dans un roman d’Antoine Blondin. À Noël, la rue est entièrement illuminée et les étals et vitrines des poissonniers, charcutiers, primeurs, fromagers et pâtissiers sont un appel permanent aux plaisirs gourmands !

Lèche-vitrines hivernal

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin car, à cette période de l’année, les légendaires vitrines de Noël des grands magasins parisiens valent aussi le détour. Nous demandons au navigateur connecté du système multimédia COMAND ONLINE de notre GLC 4MATIC Coupé de nous conduire tour à tour au BHV Marais, à côté de l’Hôtel de Ville, aux deux « paquebots » du boulevard Haussmann que sont les Galeries Lafayette et Le Printemps, puis nous traversons de nouveau la Seine pour nous rendre au Bon Marché Rive Gauche. Notre dernier arrêt se situe juste à côté : la Grande Épicerie de Paris, le lieu idéal pour se remettre de cet épuisant exercice de lèche-vitrines et aussi l’occasion de retrouver quelques-uns des produits rencontrés lors de notre périple le long de la Nationale 7, comme le délicieux nougat de Montélimar.

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